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La Mothe St Héray, petite cité de caractère

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Histoire

La Mothe Saint-Héray, petit bourg surprenant en sud Deux-Sèvres

Au début était… un lac! Au fond du lit de la Sèvre niortaise, le lac Vauclair occupait l’espace de l’actuel bourg. Ce lac a disparu progressivement, jusqu’au Ve siècle.

La cité résulte de la réunification de deux bourgs au début du XVe siècle : la Mothe, le moins ancien, motte médiévale érigée pour lutter contre les Normands qui allèrent jusqu’à Melle, et Saint-Héray (auparavant « Sensiac ») datant du regroupement au VIe siècle de familles d’agriculteurs autour d’Arédius qui a donné son nom au bourg. C’était le petit-neveu de Clovis qui avait acquis là une maison de campagne.

A Sensiac il avait fait construire un oratoire qui, du fait de la notoriété d’Aredius, était vite devenu trop petit ; de plus, les crues de la Sèvre avaient amené la population à envisager la construction d’un sanctuaire plus grand, l’actuelle église du bourg, érigée en 1498, ex nihilo ce qui n’est pas très courant. Bien que construite à l’époque gothique (ce qui est rare dans la région) , elle comporte des contreforts d’angle et sa façade est très sobre. A l’intérieur, on note aux clefs de voûte les armoiries de familles de seigneurs mothais ayant contribué à son édification. Elle a trois nefs d’égale hauteur ce qui la rend lumineuse. A droite de l’entrée, la plate tombe des entrailles d’Henri de Baudéan. Cet édifice est classé, mis à part le clocher qui date du début du XXe siècle.

Deux cents mètres plus bas se trouve le Moulin du Pont l’Abbé, plus communément appelé Moulin l’Abbé. La présence d’un moulin est attestée depuis le XI ème siècle, propriété de Jean de Torsay, unificateur des terres mothaises. Au XVIII ème siècle, il a deux meules : une pour les farines blanches et l’autre pour les farines de mélange. En 1920, le propriétaire de l’époque, Ludovic Gelin, l’aménage en minoterie ; elle fonctionnera jusqu’en 1959. Acquis par la ville en 1988, le moulin restauré par des bénévoles reprend vie, et ses locaux abritent aujourd’hui le Syndicat d’Initiative, la bibliothèque et une salle des jeunes. La partie moulin a été transformée en musée.

Autour du Moulin l’Abbé a été aménagé un jardin botanique traversé par la Sévre.
Pour rejoindre l’Orangerie, située à La Mothe donc à l’autre bout du bourg, on peut emprunter le « chemin des jardins secrets » qui borde également la Sévre et représente une promenade rafraîchissante et champêtre. Cet élégant bâtiment (de style « tricolore »-le blanc de la pierre- le rose de la brique – et le gris de l’ardoise) date de 1640 et est l’œuvre de Nicolas Tillon, maître-maçon de Richelieu qui a aussi construit les 2 pavillons, aujourd’hui de nouveau reliés à l’Orangerie par 2 galeries en bois. Le premier étage de l’Orangerie servait de salle de réception et le Prince Murat, beau-frère de Napoléon, y a donné un bal en 1805 ; c’était sa fête d’adieu avant de rejoindre Naples où son beau-frère l’avait envoyé.
C’est la partie basse qui a donné son nom à l’ensemble ; elle abrite de nouveau pendant l’hiver les orangers, citronniers et autres arbustes craignant le gel.
Un très important programme de réhabilitation a permis récemment de redonner une partie de l’aspect qu’avait l’ensemble au XVIIe siècle : ainsi ont été recréés les jardins à la française et recreusé le grand canal sur lequel se donnaient du temps des seigneurs mothais des fêtes somptueuses.

Du château, il ne reste rien : le donjon en bois avait été remplacé par un magnifique château en pierre, doté d’ouvertures quand les menaces d’invasions dont il a été question plus haut s’étaient éloignées. Une puissante enceinte de pierre l’entourait : elle a disparu au XIXe siècle. C’est à cette époque, en 1842 exactement, que le château a été vendu par son propriétaire, pierre par pierre !
Il n’en reste rien mais on peut cependant voir au Musée d’Agesci de Niort des boiseries sauvées de la chapelle du château. Elles sont peintes et représentent des scènes bibliques.

Pour revenir vers l’église, on empruntera l’allée du Parc, reste de la promenade d’agrément des châtelains. A mi-chemin, on notera une grotte avec une scène et un terre-plein. Ces aménagements ont été réalisés à la fin du XIXe siècle pour servir de cadre au Théâtre Populaire Poitevin, théâtre de plein air créé par un descendant homonyme de Pierre Corneille pour servir de cadre aux pièces de sa composition. Les représentations étaient données dans le cadre des Fêtes des Rosières, le premier week – end de septembre. Cette fête, la seule subsistant en France autour d’un véritable mariage, est l’occasion tous les ans de mettre à l’honneur une jeune femme en lui donnant une dot.
D’autres découvertes peuvent être faites au fil des rues de ce petit bourg agréable : il suffit souvent de lever la tête…

La Mothe St Héray, petite cité de caractère

Les Petites Cités de Caractère®, qu’est-ce que c’est ?

Les Petites Cités de Caractère® se définissent comme étant des communes atypiques et attrayantes, de part leur ruralité mais surtout par leur passé historique et leur patrimoine dense et remarquable. Il s’agit de communes présentant une uniformité architecturale leur donnant l’aspect d’une cité ayant eu autrefois des activités administratives, politiques, religieuses, commerciales ou militaires fortes.

Ces communes adhèrent à un réseau régional et se doivent de respecter une charte nationale de qualité. Elles se donnent pour missions de sauvegarder, restaurer et entretenir leur patrimoine mais aussi de l’animer et de le promouvoir auprès de ses habitants et des visiteurs afin de participer au développement économique de leur territoire.

Historique de la marque Petites Cités de Caractère®

Petites Cités de Caractère® est une marque déposée à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) et à l’Office de l’Harmonisation dans le Marché Intérieur (OHMI).

C’est en 1975, année européenne de l’architecture, que le concept Petites Cités de Caractère® est né en Bretagne à l’initiative de Jean-Bernard VIGHETTI, spécialiste du tourisme rural et de l’aménagement du territoire breton. En 1976, les communes adhérentes à ce concept se regroupent en association régionale bretonne. Ensuite, plusieurs nouveaux réseaux se sont constitués en Pays de la Loire, Champagne-Ardenne, Poitou-Charentes, Cantal, Eure et Loir, Var, Gard…

En 2007, l’organisation d’Assises Nationales des Petites Cités de Caractère®, sous le haut patronage du Ministère du Tourisme, a permis la création d’une confédération nationale rassemblant tous les réseaux Petites Cités de Caractère® locaux. C’est alors que l’association Petites Cités de Caractère® de France est née. En 2012, un animateur national est recruté afin d’animer, de promouvoir et de faire reconnaître la marque Petites Cités de Caractère® auprès des institutions et de nouveaux territoires.

Et dans la région ?

Dans l’ancienne région Poitou-Charentes, l’association Petites Cités de Caractère® est née en 2002, dans les Deux-Sèvres, soutenue par l’Agence de Développement Touristique du département. L’intérêt porté par de nouvelles communes à la marque Petites Cités de Caractère® a permis l’extension du réseau. Cela favorise en avril 2012 la création de l’Association Régionale Petites Cités de Caractère® en Poitou-Charentes (ARPCC). Aujourd’hui, le réseau picto-charentais compte 21 communes dont 10 en Deux-Sèvres.

Suite à la réforme territoriale, l’association a changé d’échelle et de nom pour s’appeler Petites Cités de Caractère® en Nouvelle Aquitaine. En 2023, elle est présidée par Alain DELAGE, maire de La Mothe-Saint-Héray de 2001 à 2019. 35 communes homologuées ou homologables en Nouvelle Aquitaine y sont afiliées.

Consulter le guide régional 2023, suivre sur Facebook

Et La Mothe-Saint-Héray dans tout ça ?

La Mothe-Saint-Héray a intégré le réseau Petites Cités de Caractère® des Deux-Sèvres en 2008 en tant que commune homologuée. Site web national des Petites Cités de Caractère®

Monuments et autres édifices

Edifices accessibles au public

  • L’Orangerie : descriptif et calendrier d’ouverture des jardins
  • Le Moulin l’Abbé
  • L’Eglise
  • Le pigeonnier du Couvent des Bénédictines (XVIIe)

Edifice public privatisé

  • La Maison des Rosières

Edifices privés

  • Les défenses du château
  • Le pigeonnier-porche du XVIIe (privé)
  • La Chamoiserie

Sites naturels, parcs et places

Histoire des Rosières

De 1821 à 2025, 379 Rosières se sont mariées à La Mothe St Héray.

Charles Benjamin Chameau et son testament

Le 23 avril 1749 naît à La Mothe Charles Benjamin Chameau, quatrième fils de Pierre Chameau, sieur des Ortioux, marchand de draps et de soie. La famille Chameau, selon Jules Richard, est honorablement citée dès le XIVe siècle dans quelques vieilles chartes du château de La Mothe. C’est donc une des familles bourgeoises les plus anciennes du pays. C’est aussi l’une des plus aisées.

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Charles Benjamin Chameau, très lié avec le vicomte de Carmoisin, fils du seigneur de La Mothe, part à Poitiers terminer ses études et y faire son droit puis, il rejoint son ami à Paris.
Il devient avocat au parlement de Paris et se fait rapidement une bonne clientèle. Assez versatile politiquement, il fait preuve par ailleurs d’un fond inépuisable d’obligeance. Spéculant en bourse, il est assez heureux pour amasser une belle fortune qu’il perd dans la banqueroute qui précède la révolution. Se raidissant contre la mauvaise fortune, il redouble d’ardeur au travail et, en 10 ans, se refait une très honnête aisance.

Le 7 août 1811, il perd son frère, Pierre Thomas Chameau, chanoine de la cathédrale de Poitiers et, entre autre, chapelain de la chapelle de Château Tison desservie par le château de La Mothe. Charles Benjamin compte en hériter mais, son frère l’a déshérité au profit de ses deux nièces. Profondément affecté, il dicte quelques années plus tard un testament par lequel il déshérite lui-même celles qu’il accuse de l’avoir dépouillé et dote son pays natal auquel il est resté profondément attaché. Pour mieux accentuer son ressentiment, il fait à chacun de leurs trois enfants don de 100 francs de rente viagère, rente qui est encore servie par l’administration des Rosières à la dernière survivante jusqu’à la fin du XIXe siècle.

C’est donc non à un pur élan de générosité mais, tout au moins partiellement, à l’assouvissement d’une rancune que La Mothe doit sa grande fête locale mais, comme l’écrit H. Caillon dans son étude Charles Benjamin Chameau et les Rosières de La Mothe Saint-Héray en 1891 : « Les ombres au tableau ne l’empêcheront pas de rester, entre tous, le premier et le plus grand bienfaiteur de La Mothe ».
Il dictera son testament le lundi 15 janvier 1816 à Maître Viénot, notaire royal. Il décèdera le 10 décembre 1816 à l’âge de 67 ans. Cinq années seront nécessaires à l’organisation de l’établissement des Rosières.

Le testament : le règlement de l’établissement des Rosières

Règlement
Sur l’établissement de Bienfaisance institué par feu Mr Charles Benjamin Chameau ayant pour objet le mariage annuel de trois jeunes filles dans la commune de La Mothe St Heraye, département des Deux-Sèvres.
Article premier – Conformément au testament notarié de Mr Charles Benjamin Chameau du 15 janvier 1816 et à l’ordonnance du Roi du 7 août 1817, il sera marié tous les ans et à perpétuité dans la commune de La Mothe St Héraye, Département des Deux-Sèvres, trois rosières qui seront dotées le jour de leur mariage par l’établissement de bienfaisance dont il sera ci-après parlé.
Article 2 – Ces rosières seront choisies dans la classe la plus indigente et parmi les jeunes filles qui seront reconnues avoir, depuis leur première Communion, donné le plus de preuves, par leurs actions, de l’accomplissement de leurs devoirs envers Dieu, la patrie et le souverain, leurs parents et l’humanité et qui seront sages et laborieuses.
Article 3 – Ces mariages seront célébrés à l’église par Mr le curé de la paroisse avec ceux qu’elles auront choisies de l’agrément de leurs parents et avec l’approbation des administrateurs de l’établissement.
Article 4 – L’époque de leur célébration fixée au second lundi de juillet de chaque année.
Article 5 – Le jour de la cérémonie les trois jeunes mariées seront vêtues de blanc, la tête ornée d’une rose blanche naturelle ou artificielle, elles seront conduites à l’Eglise par le maire avec leurs futurs et leurs parents pour y recevoir la bénédiction nuptiale.
Article 6 – Chaque rosière recevra en dot le jour de son mariage le tiers des revenus net des biens fonds et arrérages de rentes dont l’établissement est et sera propriétaire, en vertu du testament du dit sieur Chameau et de l’ordonnance royale précitée.
Article 7 – Cette dot, qui s’élèvera pour chacune à la somme de six cents francs au moins, leur sera payée par le trésorier du bureau sur le mandat des administrateurs.
Article 8 – S’il arrivait qu’on ne trouva pas suffisamment de filles ayant les qualités requises dans la commune, les administrateurs et les dames pourront en choisir dans le canton.

La maison des Rosières

L’actuelle maison des Rosières, que les touristes peuvent admirer, n’est pas le bâtiment d’origine dont Charles Benjamin Chameau a fait don à sa commune natale.

L’immeuble d’origine, loué depuis 1816 a été réparé à plusieurs reprises. Mais, ce n’était que des réparations partielles et le bâtiment demandait à être totalement restauré. Après l’échec de plusieurs projets de restauration, la nouvelle maison des Rosières est solennellement inaugurée le deuxième lundi de septembre 1888. En 1891, on y place le buste de Charles Benjamin Chameau, œuvre du sculpteur Métivier, d’après la miniature donnée à l’établissement par la famille Chameau. Sous le balcon, une plaque de marbre, conformément au vœu du testateur, porte le nom de l’établissement.

Hébergements touristiques

Liste des hébergements déclarés :

Aire de services pour camping-cars

Rue du Pont l’Abbé, face au camping municipal et près du Moulin l’Abbé.
(coordonnées GPS : Lattitude 46.35985° Nord, Longitude -000.11783333° Ouest
ou 46°21’35.46″ ; -000°7’4.199988″)
Accès gratuit. Borne flot bleu.

Stationnement devant le Moulin l’Abbé, allée Madeleine GELIN.

Camping du fouilloux

A proximité du Moulin l’Abbé à 300 m du centre-bourg.
Camping privé. Emplacements caravanes, mobil-homes, piscine.
Capacité : 60 emplacements

Tel : 06 65 77 52 98
Site Web

Chambre d’hôtes

2 rue des Mésanges
1 chambre, 2 personnes
Tel : 06 42 06 78 03

Chambres d’hôtes THUNDER ROADHOUSE

3 chambres d’hôte
Bed and breakfast
et service Garage Réparation auto-moto
29 Route de Pamproux
tel : 07 78 32 91 99
Mail : thunderroadhouse69@gmail.com
Site : thunderroadhouse.fr

Hebergements en Mellois

Contacter l’office de tourisme du Pays Mellois basé à Melle :

Site web
Tel : 05 49 29 15 10

Il n’y a pas d’office de tourisme ni de syndicat d’initatives à La Mothe Saint-Héray mais un relais d’information touristique dans le Moulin l’Abbé, en saison.

La fête des Rosières

De 1821 à 2009, 370 Rosières ont été couronnées, 365 sont inscrites au registre des mariages de La Mothe St Héray. En revanche, toutes les Rosières sans exception se sont mariées religieusement à l’église de La Mothe. Ce sont donc les registres paroissiaux qui font foi en la matière.

L’établissement de bienfaisance organisé selon les volontés de Benjamin Chameau et la municipalité de La Mothe St Héray dès l’origine, s’ingénient à conserver la tradition tout en recherchant la variété des animations afin, chaque année, de soutenir l’intérêt des visiteurs.
C’est ainsi qu’au fil des ans, on peut relever, une course d’ânes, le lancement d’un ballon monté… Au début du siècle, « c’est pour tous », écrit le docteur Prouhet « l’occasion de réjouissances multiples et variées, concerts, mâts de cocagne, banquets, illuminations… pendant trois jours, la ville est en liesse. »

Pour les familles de La Mothe et particulièrement la jeunesse, ce sont trois journées, où l’on s’en donne à cœur joie. Il y a la retraite aux flambeaux, les lanternes vénitiennes, les feux de joie, les chevaux de bois. Le deuxième jour, c’est le mariage en grandes pompes avec la venue de personnages importants puis, la cavalcade. Et, le troisième, la balade au Fouilloux avec ses stands de pâtisseries du pays et la bataille de confettis. Les trois soirs, il y a bal mais, celui du lundi est plus spécifiquement « le bal des Rosières » et il est gratuit.

Mais, jusqu’à la veille de la guerre 39-45, le clou du programme est la représentation du Théâtre Populaire Poitevin. En 1897, en effet le docteur Corneille fonde et inaugure dans le cadre naturel et rustique du théâtre de verdure du parc de La Mothe, une nouvelle mode d’art théâtral avec sa troupe, qu’il crée, et pour laquelle il compose tout un répertoire spécial dont la partie musicale a pour compositeur attitré Louis Giraudias, notaire à La Mothe.

Pendant plusieurs années, selon le testament, le mariage était organisé le second lundi de juillet. En 1832, les cérémonies furent reportées au deuxième lundi de septembre. Ce n’est que depuis 1972, que la fête se déroule le premier samedi de septembre.

Depuis 1972, les festivités s’étalent du vendredi soir au dimanche et comprennent de nombreuses attractions foraines sur la place Clémenceau.

Le vendredi soir, retraite aux flambeaux et feu d’artifice ont longtemps été suivis d’un bal populaire, remplacé par un concert organisé et destiné à la jeunesse Mothaise et des alentours ces dernières années.

Le samedi, c’est « le mariage de la Rosière ». Le cortège est depuis de nombreuses années précédé par l’Harmonie de Lezay et encadré par de jeunes Mothais en costumes traditionnels ; les jeunes filles portant, comme la Rosière, cette coiffe bien spécifique de notre pays que le docteur Corneille appelle le « caillon » et dont la création ne date que de la fin des années 1880.
Partant de la Maison des Rosières où l’élue du jour se voit passer autour du cou le médaillon de Charles Benjamin Chameau, le cortège se rend à la mairie pour le mariage civil. Puis, au bras de monsieur le maire, la Rosière se dirige vers l’église au son d’une des deux Marches des Rosières, l’une écrite par Louis Giraudias et l’autre par monsieur Picard, vétérinaire, toutes deux bien avant la guerre et jouées par la fanfare municipale.
Après la cérémonie religieuse, le cortège retourne à la Maison des Rosières, au balcon de laquelle, après lui avoir remis la dot, le maire présente la mariée aux Mothais et à tout le peuple rassemblé pour la circonstance. Le « rosier » rejoint alors sa Rosière sur le balcon et échange, avec elle, en public, son premier baiser d’époux.
La soirée se termine par un dîner dansant. Même si les mariés fêtent ensuite leurs noces dans l’intimité de leurs proches, ils viennent ouvrir officiellement le bal populaire organisé en leur honneur.

Le dimanche matin a lieu une course, pendant longtemps cycliste, actuellement pédestre. L’après-midi, la cavalcade rassemblant des chars réalisés par des représentants de différentes communes du canton, des membres d’associations locales, des habitants de la commune… clôturent les festivités, qui se poursuivaient encore il y quelques années par un spectacle folklorique et une représentation théâtrale.

La fête des Rosières est donc la grande fête locale qui attire la foule des visiteurs et replonge les Mothais dans les racines de leur passé où les belles filles de La Mothe, ces « arlésiennes de l’Ouest » étaient remarquables dans leurs robes chamarrées, avec leurs coiffes très particulières qui faisaient jadis écrire à Auguste Gaud :

« Avec sa coiffe blanche aux frissonnantes ailes
Et son teint de brugnon vermeil et velouté
La Mothaise est la fleur de grâce et de beauté
Dont le brillant éclat fait pâlir les plus belles. »

 

En savoir plus surles prémices, l’histoire de la fête, la Maison des Rosières, la Fête et ses évolutions, la théâtre populaire poitevin
Livret en vente à la mairie : « Laissez-vous conter les Rosières », par le Pays d’art et d’histoire. En vidéo par Web TV Tourisme
LaissezVousConterLesRosieres

Devenir Rosière à La Mothe St Héray au XXIe siècle ?

De 1821 à 1914, il y a régulièrement trois rosières chaque année. Les périodes de guerre correspondent souvent à des années sans Rosière.

Après la Seconde Guerre Mondiale, il y a parfois deux Rosières, le plus souvent une seule. Ces dernières années, il devient régulièrement difficile de trouver des volontaires.

Pourtant, la manifestation, tout en cherchant à conserver les traditions, évolue également. Aujourd’hui le programme s’adresse aux plus jeunes à travers le concert, aux Mothais, fiers de leur particularité avec le mariage, aux associations avec les défilés de chars, et de plus en plus, la fête tend à se faire connaître au-delà des limites régionales, grâce au Centre National des Villes Rosières de France.

Le couple, qui s’engage aujourd’hui à se marier selon cette tradition, est certain d’avoir un mariage original, plus simple à organiser car guidé par le Comité des Rosières et le Comité des Fêtes, avec des avantages financiers non négligeables…

Le maintien de la tradition : procédures et récompenses

Au cours des temps, cette tradition apporte aux jeunes ménages démarrant dans la vie une aide qui reste appréciable.

En 1821, la dot de 700 francs correspond à peu près au salaire annuel d’un ouvrier. Par ailleurs, les jeunes époux assistent évidemment gratuitement aux diverses manifestations données en leur honneur. Au début du XXe siècle, leur repas au banquet des Rosières leur est offert ainsi qu’à douze de leurs invités.

En 1987, la dot était de 6500 francs à laquelle s’ajoutaient 2500 francs du Comité des Fêtes tandis que le Crédit Agricole ouvrait un compte au jeune ménage et lui offrait un voyage. Le Crédit Mutuel de son côté ouvrait également un compte et le maire et ses adjoints offraient un réfrigérateur, cependant qu’une collecte organisée par les forains rapportait 1000 francs.

En 1994, la dot s’élevait à 9000 francs, le don du Comité des Fêtes à 2500 francs ; le Crédit Agricole offrait un voyage de huit jours et le Crédit Mutuel ouvrait un compte, tandis que le maire et les adjoints continuaient à offrir un appareil électroménager.

Depuis le début du XXIème siècle et le passage à l’euro, la dot s’élève à 2000 euros, à laquelle s’ajoute 500 euros du Comité des Fêtes et toujours un cadeau du maire et de ses adjoints.

Toutes les candidatures sont désormais étudiées, et les adaptation du protocole modulables. Le document téléchargeable rappelle les avantages de ce mariage pour les futurs candidats.

Demander un rendez-vous pour en savoir plus ou proposer sa candidature.

La Fête des Rosières en 2025 – Reportage en ligne 

Circuits

A pied

  • Circuits découverte dans la Petite Cité de caractère®

A cheval

A vélo

Découvrir en vidéo

Itinéraire bis de France 3 Nouvelle Aquitaine (oct 2024)

Fête des Rosières 2023

« Tous les chemins mènent à vous » – France 3 Nouvelle Aquitaine (septembre 2019)

Méli Mellois de l’Office de Tourisme du Pays Mellois présente… (2019)

La Mothe Saint-Héray, Petite Cité de Caractère® par Web TV Tourisme (2018) 

Tourisme Deux-Sevres présente… (2016)

Découvrir par les livres

  • La bibliothèque municipale dispose d’un fonds local.
  • Plusieurs ouvrages sont disponibles à la mairie, pour vous faire (re)découvrir La Mothe Saint-Héray, ou vous accompagner lors de vos visites.

François Dallet, aveugle et maître d’école

Biographie de l’instituteur qui a donné son nom au groupe scolaire de La Mothe Saint-Héray.

190 pages, réimprimé en 2016, Auteur anonyme (réédition d’un ouvrage paru sans mention d’auteur ni d’éditeur écrite de façon collective par une association il y a plus d’un demi-siècle en hommage à François Dallet).

Contact : jacky.claude.dupuis@gmail.com

L’Orangerie de La Mothe Saint-Héray « La galerie du château »

Historique du bâtiments et de ses abords, restauration et transformation en salles d’exposition.
Auteur : André Baudoin. Livret 16 pages préfacé par Alain Delage.

2 €

Laissez-vous conter les Rosières de La Mothe Saint-Héray

Les prémices, l’histoire de la fête, la Maison des Rosières, la Fête et ses évolutions, la théâtre populaire poitevin Pays d’art et d’histoire du Pays Mellois, 2016, livret 12 pages.

5 €

Découvrir avec un smartphone

2 applications sont disponibles pour découvrir la cité.

Terra Aventura

Chasse au trésor guidée, jusqu’à la cachette des Poy’z à collectionner.
Au départ de la Place Clémenceau. Site web.

L’application mobile communale « La Mothe Saint-Héray »

Dans l’onglet « autour de moi », une cartographie pointe les grands et petits sites à découvrir.

Télécharger l’application.

2025 Appli PointsDinteret

Découvrir en poésie

Poèmes de Pierre Corneille, poète et auteur mothais

Pierre Corneille est un médecin né à Coulonges sur l’Autize en 1862. Passionné de lettres, il a tenté une carrière de romancier à Paris, sans succès. Son épouse Isabelle Prouhet, fille d’un médecin de La Mothe Saint-Héray le convainc d’une installation dans la cité provinciale. Le Docteur Prouhet lui transmettra sa patientèle. Pierre Corneille fondera en 1897 le Théâtre populaire poitevin. Son beau-frère et maire Emile Giraudias fera aménager le parc muncipal pour les représentations.

Découvrir en 21 haïkus

Le haïku est une forme de poème japonais très court, dont une des caractéristiques est sa composition en 3 vers de 5, 7 et 5 pieds.

Haïku n°1 : La Dame de Chambrille

D’après la légende, Berthe, pour échapper à un mariage forcé, échappa à son destin en se pétrifiant dans ce rocher à silhouette humaine. Son amant Guy de Trémont remonta le vallon jusqu’à ses terres, tâchant de son sang les pierres du ruisseau.

Haïku n°2 : Et la roue tourne…

Moulin à tan devenu moulin à blé au début du XVIIIe siècle, le Moulin l’Abbé dispose d’une minoterie qui a fonctionné jusqu’en 1959. Le mécanisme rénové dans les années 80 est inscrit à l’inventaire ds monuments historiques. Il s’anime grâce à la force motrice de sa roue plongée dans la Sèvre niortaise.

Haïku n°3 : Les truffières

Dans le sud des Deux-Sèvres et quelques poches dans sa partie Nord, les sols calcaires se prêtent à la culture de la truffe noire, la même qu’en Périgord. L’association des trufficulteurs des Deux-Sèvres siège à La Mothe Saint-Héray et agit pour le développement de cette culture qui est encore en sous-production par rapport à la demande nationale.

Haïku n°4 : Le pigeonnier

Le pigeonnier construit au XVIIe siècle faisait partie de la ferme de la Salle qui jouxtait le Couvent. Les pigeons étaient élevés pour leur viande et pour la colombine utilisée comme engrais. Le pigeonnier a été acquis puis restauré par la commune en 2017. Ses abords aménagés et l’intérieur, entre la place du Couvent et le parc municipal, sont visitables.

Haïku n°5 : Le Moulin l’Abbé

La présence d’un moulin est attestée dès le XIe siècle. A la fin de cette période, devenu propriété de l’abbaye de St-Maixent, il est rattaché au prieuré de St-Héray. Le prieur d’alors est l’Abbé de Grimaldi, de la famille de Monaco, qui fera effectuer des travaux importants. Le site prendra les noms de Pont-L’Abbé et Moulin l’Abbé.

Haïku n°6 : Les agrumes de l’Orangerie

En 1634, une dépendance est construite à côté du château moyennageux. Le bâtiment de forme longue se compose de deux galeries superposées : l’une servant de salle de bal à l’étage supérieur, l’autre abritant en hiver les orangers disposés dans des jardins réguliers le long d’un canal. Dans les années 90, les jardins ont été recomposés, avec des citronniers et des mandariniers en bacs. Absente du programme, l’orange est malgré tout devenue un symbôle du site!

Haïku n°7 : Au fil de la Sèvre

Au début du 19e siècle, 13 moulins à eau ont été recensés sur la commune, certains voués à la production de farine, d’autres à la production du tan ou au foulage des draps. Le Grand Rattier et Quincangrousse sont deux moulins en amont et en aval de l’agglomération. Tous les moulins sont aujourd’hui des propriétés privées, sauf le Moulin l’Abbé.

Haïku n°8 : L’Allée de Paris

En 1582, Henri de Navarre, représentant la France huguenote, propose des pourparlers à Catherine de Médicis. Ils s’accordent à se rencontrer en Poitou, région particulièrement frappée par les guerres de religion, et s’accorde sur un rendez-vous au château de La Mothe. La régente arrivera par l’Allée de Paris. Les négociations des antagonistes seront consignées dans ce qu’on appellera « Les conférences de La Mothe Saint-Héray ». Malheureusement aucun accord de paix n’en ressortira.

Haïku n°9 : La vallée des Grenats

Cette vallée est remarquable par son encaissement (60 m) et ses escarpements rocheux. Au fond de la vallée coulent les ruisseaux de Chambrille et des Grenats. Le géologues avertis touveront bien des grenats incrustés dans les pierres à l’aspect rouge dans le lit étroit de ces ruisseaux. Le site est également remarquable pour la diversité de sa flore. Six espèces végétales sur les 65 inventoriées sont reconnues d’intérêt patrimonial.

Haïku n°10 : La Sèvre débordée

Des inondations sont survenues à plusieurs reprises au début de l’année 2020. Le niveau du canal de l’Orangerie a atteint les fenêtres des pavillons et l’eau a recouvert les parterres de buis. De l’autre côté de la galerie, l’eau est montée du sol très engorgé, recouvrant la grande pelouse visible depuis la route de Melle mais également l’ancien « pré hollandais » où étaient cultivés des bulbes autrefois.

Haïku n°11 : L’héritage de Charles-Benjamin Chameau

En décembre 1816, le notable meurt à Paris sans héritier. Il avait rédigé un testament à la faveur d’un établissement destiné à doter des jeunes filles de son pays natal le jour de leur mariage. Une partie de la fortune fut investie dans la Maison des Rosières, immeuble de rapport. C’est ainsi que la fondation a pu et continue encore d’offrir une somme d’argent aux jeunes femmes volontaires pour partager une partie de leurs festivités de mariage avec le public.

Haïku n°12 : Le parc municipal

La famille Baudéan-Parabère a été propriétaire du château disparu, de l’orangerie et de ses dépendances sur plusieurs générations. Le domaine inclulait ce qui est aujourd’hui le parc municipal, un site boisé pentu bordé d’une longue allée de platanes rectiligne. A flanc de coteau, une grotte creusée a servi à accueillir les animaux sauvages que la famille aimait posséder et montrer, dont des ours qui trouvèrent même une place sur le blason de la commune.

Haïku n°13 : La Rue du Barrabas

La cité est construite dans le lit majeur de la Sèvre niortaise. Le site où elle s’inscrit est entouré par des entités bien marquées telles que la forêt de l’Hermitain, la prairie mothaise, la plaine agricole de Lezay-La Mothe, et les coteaux creusés par la Sèvre. La rue du Barrabas est une voie ancienne, la plus pentue, sur le coteau.

Haïku n°14 : Le théâtre populaire poitevin

En 1896, le Docteur Pierre Corneille Saint-Marc, créa le « Théâtre populaire poitevin ». Passionné d’art dramatique, il mit en scène ses propres pièces dans le théâtre de verdure qu’il fut aménager dans le parc municipal. Il recrutait les acteurs au sein de la population mothaise, qu’il fussent notables ou ouvrier, dans l’esprit d’un courant d’élévation intellectuelle des peuples hérité du XIXe siècle.

Haïku n°15 : La fouace mothaise

Pourquoi pas la fleur d’oranger ? : voir le haïku n°6 !¨La fouace est une spécialité du Pays mothais à mi-chemin entre le pain et la brioche, qui doit son fondant à la qualité de la fine fleur de farine des minoteries locales. Dans Gargantua, Rabelais évoque les fouaces, « viande céleste » à l’origine des guerres picrocholines. Aujourd’hui, un unique maître fouacier la fabrique au 15 rue du Maréchal Joffre, à La Mothe.

Haïku n°16 : La source sous l’église

Comme au lieu-dit « Les Fontaines » où une source intermittente jaillit épisodiquement, sous l’EHPAD, une autre source encore plus timide se cache… sous l’église Saint-Héray. Il faut rassembler plusieurs conditions de précipitation et d’engorgement des sols pour qu’elle apparaisse. En 1982, elle est ressortie à travers les marches sous la porte principale.

Haïku n°17 : La collection géologique

Le Moulin l’Abbé abrite une importante collection de minéraux généreusement donnée par un habitant.
Un quart de la collection permet d’expliquer la géologie du sud des Deux-Sèvres, et le reste provient du monde entier. Il montre le règne minéral dans sa grande diversité de matériaux, de formes, de couleurs et de propriétés. Les panneaux explicatifs nous rappellent le long processus de formation de notre planète.

Haïku n°18 : La Maison des Rosières

La Maison des Rosières est un investissement de l’établissement (actuellement une fondation) crée en application du testament de Charles Benjamin Chameau. A l’étage, un appartement locatif inclut une pièce qui doit rester à disposition, une fois par an, pour le rituel de la pose du médaillon au cou de la Rosière, et sa présentation au balcon avec les officiels, puis son époux et sa famille. C’est un grand moment d’émotion très attendu chaque premier samedi de septembre.

Haïku n°19 : L’Abbé Jallet

Jacques Jallet est né à La Mothe St-Héray en 1732. Devenu curé de Chérigné, il se consacre pleinement à ses paroissiens. Il défend le bas-clergé et se fait élire par ses pairs député du clergé du Poitou en 1789. Il n’hésite pas à dénoncer les malfaçons de sa hiérarchie, rejoint le Tiers-Etat, vote la sécularisation des biens de l’église et se prononce contre le célibat des prêtres. Préférant le militantisme politique, il refuse en 1791 le poste d’évêque auquel il a été élu.

Haïku n°20 : L’orgue de l’église Saint-Héray

Les orgues sont des instruments rares. Par leurs dimensions et l’étendue des sons produits, on les dits « rois des instruments ». Suite a l’incendie dommageable de 2017, celui de l’église Saint-Héray a été entièrement nettoyé, tube par tube. Le mariage de la Rosière le 1er samedi de septembre set une occasion de l’entendre.

Haïku n°21 : Les prochains Rosiers

C’est le sourire du jeune couple qui vient clore la série des haïkus. Solène et Kévin sont les 376e « Rosiers », mariés pour le bicentenaire de la Fête des Rosières en 2021.